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cherry talks #1 céti possib ça José ?

être marketing et écolo

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1.

Contextualise-moi ça Cherry !
introduction

L’idée de ce premier sujet a émané suite au séminaire des 10 ans de Digitaddict. En effet, un certain vendredi 27 septembre 2019, en plein milieu de la pampa de l’Île des Embiez, vers 16h04, 27°C ambiants… (plutôt chaud pour un début d’automne, j’en conçois… #Réchauffement), Jérémy, directeur général de l’agence, introduisait avec cette citation ci-contre pour lancer un débat avec toute la team autour de la question “Comment concilier écologie économie et social ?”

“Nous sommes passé d’une économie d’un monde vide à une économie d’un monde saturé !” An Introduction to Ecological Economic

“Les feux de l’été 2019 en Amazonie ont provoqué stupeur, tristesse et désolation un peu partout
dans le monde. Voir le poumon de la Terre partir en fumée a ému, entendre la détresse des chefs
indiens et des peuples indigènes a ému, mais quand l’émotion s’éloigne, que reste-t-il ?
Les bons sentiments ne suffisent plus.”

Nicolat Hulot et Philippe Frémeaux
METTRE LE COMMERCE AU SERVICE
DE LA TRANSITION ÉCOLOGIQUE ET SOCIALE – Octobre 2019

greta

L’Ère de l’Anthropocène, les chiffres du GIEC, l’influence de Greta Thunberg, le consensus anxiogène autour du réchauffement climatique : les faits sont là, n’en déplaisent aux climato-sceptiques et à ceux qui préfèrent faire l’autruche : la croissance mondiale détruit progressivement les conditions de vie sur Terre et met sa population en péril. Le paradoxe qui nous paralyse aujourd’hui, c’est que la société ne semble pas pouvoir se passer de croissance. En effet, l’aspiration de tout gouvernement est de garantir emplois, stabilité, économie viable, et fort PIB. Mais dans la conjoncture actuelle, et suite au dense essor démographique, le lien entre croissance et emploi n’est plus forcément automatique, et aujourd’hui les économistes pointent surtout du doigt une hausse de revenus inéquitable et un accroissement des inégalités sociales.

Éloi Laurent Sortir de la croissance, mode d’emploi (octobre 2019)

 

Solution = la décroissance au profit de l’écologie ?

La décroissance n’inspire pas confiance car elle est synonyme pour nombreux de dépression économique, de chômage de misère et de déclin. 

MAIS… S’il s’agissait “simplement” d’introduire un nouveau modèle économique prônant la sobriété plutôt que l’hubris ? La fin de la croissance serait une mauvaise nouvelle si nous étions condamnés à rester dans le modèle productiviste qui consiste à produire toujours plus de quantités avec autant de travail.” Jean Gadrey, professeur d’économie à l’université Lille 1. 

S’il s’agissait “simplement” de changer les règles du jeu dès le départ et tout bonnement de sortir de cette volonté ultra-productiviste ? De grands économistes comme David Ricardo ou John Stuart Mill s’étaient déjà penchés sur la question et assuraient que l’économie ne pourrait pas croître indéfiniment et devrait atteindre in fine un état stationnaire. Citons l’exemple du Japon qui est en état de stagnation (ce qui signifie que sa croissance est quasi-nulle) depuis 1990 et qui pourtant est loin d’être en crise.

autruche

“Le capitalisme sans freins ne fonctionne pas. Une des catastrophes qu’il provoque est le
changement climatique. Les marchés s’en fichent des conséquences environnementales.
C’est pour cela qu’on a besoin d’une intervention des gouvernements.
Et on ne pourra s’en occuper qu’au niveau mondial”.

Joseph Stiglitz (prix Nobel d’économie)
PEUPLE, POUVOIR & PROFITS
Septembre 2019

Selon Joseph Sitglitz, le capitalisme actuel est en fin de course, malgré l’effet Trump désolant (qui promet en quelque sorte une croissance uniquement pour ceux au sommet). L’économiste croit croit en un “capitalisme vert progressiste”.

2.

Alors qu’est-ce qu’on fait Cherry ?
du point de vue du consommateur

Quelle est la bonne recette d’un point de vue social et politique ?
Une action des gouvernements (macro) pour engendrer conscience et action individuelle (micro) ? Ou peut-être l’inverse ?

Modification des modes de production

– Oui à la qualité et non à la quantité
– Économie collaborative, économie circulaire
Autosuffisance locale
– Ere du post capitalisme.
Ecotopia (un roman semi-utopique et visionnaire écrit par Ernest Callenbach en 1975)
– Eco-efficace : réduire, éviter, minimiser, prévenir
– Eco-bénéfique : définir, contourner, innover, optimiser …

sober_living

…et de consommation

Non à l’ostentatoire, cultiver l’austérité joyeuse, à la manière de Pierre Rabhi : il faudrait avoir un rapport plus modéré à la vie et aux ressources qui  ne sont pas illimitées. Nous devrions faire davantage de choix conscients qui permettent de trouver le bonheur (peut-être l’avons nous déjà inconsciemment ?) plutôt que rechercher le « toujours plus » dans lequel on est finalement constamment insatisfait.
Beaucoup de mouvements émergent pour modifier en profondeur notre style de consommation :

Auto-limitation
– No plastic, Zéro Déchet
– Le DIY et le fait maison
– L’up-cycling, fripperie, occasions…
– Le “Sans” (sans parabène, sans silicone, sans gluten, sans phtalate etc) : bataille contre l’industriel et le transformé
– Le grand ménage des données : les data centers sont énergivores et n’arrangent rien pour le réchauffement climatique… Il serait peut-être temps de laver les clouds, les boîtes mails, toutes ces données stockées qui s’accumulent sans servir…

3.

Et toi tu nous proposes quoi Cherry ?
du point de vue de l’annonceur

Marketing éthique…

Le marketing est souvent diabolisé car il peut être associé à la manipulation, aux faux semblants… Mais il reste l’une des fonctions clés au sein d’une entreprise et peut se tourner vers une démarche responsable et éthique. 

Ce qu’on définit comme marketing éthique =
Développement d’activités marketing caractérisées par leur contribution à une cause non marchande qui, en retour, a un effet positif sur les échanges entre les consommateurs et la marque ou le produit”. Le pionnier de ce concept est  American Express  qui, en 1983, donnait de l’argent pour la rénovation de la statue de la Liberté pour toute utilisation ou achat d’une carte American Express.

Autres exemples de “marketing éthique” dans le sens où une marque a un impact sur une cause (populations défavorisées/protection environnement etc) : Yves Rocher, The Body Shop ou encore Lush (contre tests sur les animaux). Citons enfin l’action de la marque Mapa = associée à la Fondation Surfrider pour contribuer au nettoyage des littoraux…

terre_mains

Parenthèse RGPD

Le règlement général de protection des données (RGPD) est un texte réglementaire européen qui encadre le traitement des données de manière égalitaire sur tout le territoire de l’Union Européenne. Il est entré en application le 25 mai 2018 et a été conçu autour de 3 objectifs : renforcer les droits des personnes, responsabiliser les acteurs traitant des données, et crédibiliser la régulation. Il en va de deux postulats élémentaires :

 

Premièrement, un annonceur ne peut pas recueillir et exploiter les données de l’utilisateur sans son consentement

 

La location et la revente des données collectées sans un accord exprès et éclairé du consommateur est répréhensible par la loi (pensons aux amendes colossales Google ou Facebook)…

…et éthique du marketing

On parle aussi d’éthique du marketing… Une marque ne fait PAS d’éthique du marketing si :

– Elle donne des informations incomplètes ou erronées au client > Publicité trompeuse ou mensongère… Utilisation de labels non reconnus… De messages subliminaux… Cahier des charges non accessible au consommateur…
– Elle manipule le client
Elle utilise l’image de professionnels médicaux dans un but fiduciaire mais sans preuve scientifique attestant la démonstration
Si elle fixe des tarifs trop bas, cela peut cacher certains travers : abus de position dominante (monopole), pacte entre plusieurs concurrents, pression excessive sur les fournisseurs, délocalisation et parfois non-respect des droits de l’homme et travail des enfants…
(J’étais la première à me dire “Je vais quand même pas mettre 90€ dans un jean quand je peux en avoir un à 8€ chez cette enseigne multinationale très connue, vous savez… Prrr… !) » Oui mais ! Est-ce qu’on parle des conditions de travail exécrables et dangereuses dans lesquelles travaillent les salariés au Bangladesh ? https://urlz.fr/bg0x

marionnette

”Ce n’est pas la consécration de l’éthique qui caractérise notre époque,
c’est son instrumentalisation utilitariste dans le monde des affaires »

Gilles Lipovetsky

Slide " On veut des lessives sans phosphate, du shamppoing tout organique, Des forêts pour nos 4x4, du charbon dans nos cosmétiques. Des slogans abusifs, plus blanc que blanc, plus vert que vert ! Mascaras écologiques pendant qu'on se shoote au nucléaire. TRYO - GREENWASHING (2012) "

Non au greenwashing…
(c’est cadeau la chanson de Tryo dans la tête !)

“Eco blanchiment” en français : certaines marques redorent leur image à l’aide d’actions marketing vendant un prétendu positionnement écologique, mais dans le fond, rien de concret ni réellement prouvé..

Aujourd’hui, certaines assos veillent et militent pour orienter les consommateurs, car il ne suffit pas d’une opération ponctuelle (visant uniquement le “green buzz”), le consommateur attend un véritable engagement.

Le cas Coca-Cola©
(c’est bien de faire des efforts…) 

La marque s’engage derrière une “Stratégie Développement Durable” nommée “En Action”, 10 ans d’engagement RSE pour “un futur meilleur”, pour “tous”, “pour la planète”. Soit, en attendant, en 2050 il pourrait y avoir plus de plastique que de poissons dans la mer.

coca_cola

4.

En conclusion Cherry ?
(bon rapport entre marques et consos)

Maintenir un gage de confiance entre l’annonceur et le consommateur


Aujourd’hui, les marques ont besoin de communiquer sur leur transparence et sur leur souciance à la fragilité écologique de notre monde. 

La médiatisation induit plus de conscientisation, ainsi, le consommateur, de plus en plus averti (mais pas forcément pour autant plus aguerri), s’arme d’une carapace légitime : le doute ! Il recherche plus de qualité, d’éthique et de sécurité.

Lisez le rapport « A vos marques » par Google Think.
→ https://urlz.fr/aJMZ

Dans les pays développés, nos besoins les plus fondamentaux sont satisfaits (besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance). Face à cette société où nous sommes abreuvés d’informations pour consommer toujours plus, sans forcément en avoir besoin, les consommateurs sont à la recherche de sens. 92% d’entre eux se disent aujourd’hui prêts à traduire leurs aspirations éthiques dans leurs actes d’achat (source Novethic. CREDOC 2007).

colibri

“Trust and attention are the biggest currency in the World”

Lubomira Rochet, CDO, L’Oréal

logo_sustainable

Crise de confiance
et prise de conscience !


L’heure est à la remise en question du modèle de consommation. Nos choix influencent les marques et la société dans laquelle nous vivons. 

Si la prise de conscience est bien présente, les consommateurs eux, ne savent pas toujours quel comportement adopter. Il y a une réelle opportunité pour les marques à investir dans une nouvelle économie (verte !) et dans un rapport de confiance pour les prospects et les clients. 

Les références « éco-fraîches »
en terme de design & conso
dénichées par Cherry

 

Selon LVMH, le luxe se doit, de manière déontologique, de proposer des produits “durables” en plus d’assurer une qualité optimale. Au-delà de cette conscience de longévité du produit (pensons d’ailleurs à la campagne du Ministère de la Transition écologique et de l’Ademe sur les plusieurs vies dont doivent disposer nos objets… Par ici https://urlz.fr/bfPk), les marques qui ont comme mot d’ordre éthique, écologie, recyclage et respect de l’environnement en général se distinguent, tout naturellement et légitimement.
Citons pour exemples The Earth Polo, le polo Ralph Lauren qui recycle 12 bouteilles en plastique, les baskets Adidas recyclées à partir de plastique ramassé dans l’océan (Adidas s’est associé avec Parley with the Oceans pour récupérer des filet de pêche illégaux confisqués par l’ONG Sea Sheperd). Enfin, de plus en plus de marques sont soucieuses d’une production digne et éthique, comme par exemple  utiliser du caoutchouc sauvage ou encore du coton bio pour des chaussures, voir les Veja Shoes

Et si on faisait couler un peu moins d’encre ? Le packaging minimaliste au service d’un design épuré et fonctionnel…
> Voir le travail de Jorge San Luis

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